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Le Plan Local d'Urbanisme (PLU) est en cours de révision, les grandes orientations et le règlement ont été présentés. Densification importante, protection pavillonnaire à faible impact sur les constructions mais grosses contraintes pour les habitants, sont les tendances de ce PLU, cachées sous un habillage justificatif.
Le Maire a fait campagne sur la nécessité de réviser le PLU pour "stopper le bétonnage". 2 ans plus tard, il a enfin présenté ses orientations et elles sont sidérantes.

PAS DE BOULEVERSEMENT DES  ORIENTATIONS GÉNÉRALES
Ce nouveau PLU conserve les grands axes du précédent.Notre ville doit se développer mais de manière raisonnée, c'est-à-dire en préservant le caractère et le cadre de vie qui font son attractivité. Les actions en matière de développement durable et de préservation de l'environnement s'inscrivent simplement dans la continuité.

MAIS FORTE DENSIFICATION
En contradiction totale avec ses engagements de campagne, le scénario retenu sur le plan de l'habitat, (+ 2 360 logements entre 2013 et 2030) est largement supérieur à ce que nous proposions.
Les Orientations d'Aménagement et de Programmation sur de nouveaux terrains à bâtir prévoient une densité maximale. C'est un choix politique de forte densification qui est mis en oeuvre, et toute la communication du Maire ne pourra cacher la réalité.

FAUSSES EXCUSES
Pour justifier ce revirement, le Maire invoque les obligations liées au SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile de France). Mais le SDRIF a été voté en décembre 2013, après des années de préparation. Le candidat Dublineau savait ! De plus, le SDRIF n'oblige pas à revoir le PLU. C'est parce que l'on engage une révision qu'il est nécessaire d'intégrer les nouvelles prescriptions du SDRIF, mais rien n'y obligeait laville.

PROTECTION À 2 VITESSES
Les mesures annoncées pour limiter les constructions en milieu pavillonnaire n'auront qu'un faible impact. D'autant qu'une grande partie des problèmes a été résolue par la révision de 2013, que M. Dublineau a votée.
En revanche, si le PLU "protège" un nombre considérable de maisons, cela signifie en réalité une obligation de préservation des façades. Lorsqu'ils voudront faire des travaux extérieurs, ces propriétaires auront donc de lourdes contraintes, sans que ces contraintes soient cohérentes sur l'ensemble d'un quartier.
De plus, les équipements publics seront moins encadrés, puisqu'ils ne seront plus calés sur les règles de construction de leur secteur, ce qui signifie moins de protection pour les habitants. Par exemple, il n'y aura plus de limite de hauteur.

ESPACES NATURELS ?
Le classement en espace naturel empêche la construction. Si nous sommes d'accord avec une application pour la zone du Luat et le bout de la Coulée verte, l'espace du Val Joli nouvellement classé n'est en aucun cas une zone naturelle (d'anciens courts de tennis !), et devait logiquement terminer le petit ensemble construit. L'abandon de la dernière tranche du projet est dommageable, en particulier sur les locaux d'activité qui ne trouvent pas preneurs.
Etrangement, une vraie zone naturelle du sud de la ville,bordée par le ru, est déclassée pour devenir constructible !

L'enquête publique est annoncée pour mars 2017. Ce sera le moment clé pour que chacun exprime son avis, qui permettra au Commissaire Enquêteur de formuler ses recommandations..