« Je quitte le conseil municipal après 15 années au service des habitants. Je pars avec la joie profonde de celui qui a eu la chance et l’honneur de mettre en application durant treize années ses valeurs, ses visions de société. Dans les deux équipes de François Balageas, j’ai œuvré à une restructuration humaine et écologique de l’urbanisme et de l’espace public. Certains ont apprécié, d’autres non, c’est juste la démocratie.

Deux années dans l’opposition ne me satisfont pas. Opposant, il semble normal que je n’approuve pas certains choix de la nouvelle équipe, mais non ! Le nœud n’est pas là.

Le Maire, après avoir fait une campagne aux antipodes de ce que je défends, reprend, en opposition parfaite avec sa campagne, les grandes orientations d’urbanisme que j’avais proposées à François Balageas. Mais il le fait mal, sans recul, dans l’urgence et dans un véritable bazar financier.

Il a fallu une année pour que M. Dublineau réalise que oui, nous avions raison de vouloir construire une nouvelle école dans le sud de la ville. Il engage le projet mais est obligé de travailler par préemption, sans négociation et paye au prix "haut, très haut" les terrains nécessaires.

Sur le bld de la République, il échange notre permis des quinze maisons de ville contre plus de cinquante logements en collectif.

Il organise la construction d’immeubles le long du "Petit Château".
Il prépare de futures constructions de logements collectifs sociaux sur les terrains de la Cerisaie, étendus jusqu’à la rue Tarbé des Sablons. Non et re-non ! Ce n’est pas le site, ce n’est pas le quartier.

Il ne faut pas trop alourdir la densité déjà très forte de ce quartier. La Cerisaie est le site idéal pour un lotissement pavillonnaire. L’actuelle équipe n’a pas pesé le poids du nombre de logements sociaux par école. Je suis très favorable à la mixité sociale et hostile aux erreurs des années 1960. Elles sont parlantes !

Je me sens impuissant au sein de ce Conseil Municipal où expliquer ne sert à rien. Les dossiers sont mal préparés et quels que soient les arguments que notre équipe expérimentée apporte, arguments chiffrés, factuels, juste objectifs, rien n’y fait. Un mur sourd et aveugle qui se sent sûr de lui est là et organise les futures faillites.

Je continuerai à apporter mon expertise auprès de mes amis du groupe Eaubonne Notre Ville et à dialoguer avec les eaubonnais que je rencontrerai dans les rues de la ville. »