La réforme des rythmes scolaires vise la maîtrise des savoirs fondamentaux par un meilleur respect des rythmes de l’enfant.
Au moment de l’évaluation d’une année de fonctionnement, maintenons l’objectif de la réussite de tous les enfants.
UNE ORGANISATION PERFECTIBLE
A Eaubonne, 1 an après la mise en place de la réforme, force est de constater que les enfants sont fatigués, qu’ils passent maintenant toute leur semaine sur un même lieu ce qui ne leur permet plus de parfaitement distinguer les temps d’apprentissages des temps de loisirs … Quant aux « trois heures » d’activités du mardi (ou jeudi) après-midi, elles ne commencent réellement qu’à 14h passées pour se terminer à 16h, d’où des temps d’attente importants pour les enfants.
Pourtant la large concertation menée avec la communauté éducative eaubonnaise en 2013 préconisait une autre organisation plus respectueuse des rythmes de l’enfant, avec deux temps de NAP (Nouvelles Activités Périscolaires) de 15h à 16h15, l’un en début de semaine, l’autre en fin, ainsi qu’un véritable étalement des apprentissages et des temps d’activité sur la semaine.
La matinée du mercredi était allongée jusqu’à 12h permettant à bien des parents de récupérer leurs enfants, évitant ainsi de surcharger les cantines.
LES FAMILLES PÉNALISÉES
L’organisation choisie par la nouvelle municipalité génère des coûts supplémentaires qu’elle cherche à faire supporter par les familles.
Depuis la rentrée, le quotient familial est abandonné pour la cantine du mercredi. Le nouveau tarif unique entraîne de fortes augmentations allant jusqu’à 170%.
Les parents d’élèves ont lancé des pistes de réflexions et les élus d’opposition ont fait des propositions constructives pour, a minima, conserver le tarif au quotient pour les familles utilisant ensuite le centre de loisirs.
A cela s’ajoutent les pénalités financières en cas d’absence non justifiée ou de présence sans inscription préalable aux NAP que la municipalité a fixées à 6€. Avant d’en arriver à une telle mesure, il aurait été souhaitable d’analyser les raisons de l’absentéisme, d’autant plus qu’elle n’empêche pas une utilisation des NAP comme «halte-garderie» sans présence régulière de l’enfant.

Eaubonne doit retrouver une ambition éducative et donner la place qui convient aux temps périscolaires dans l’éducation, en concertation avec l’ensemble des acteurs éducatifs (parents, animateurs, enseignants, associations, ville…), comme vecteur de cohésion sociale, de lutte contre les inégalités et les discriminations, si nécessaires en ces temps troublés.