Dans son premier édito, le nouveau Maire, se flatte d’annuler deux projets immobiliers pour dit-il, préserver des espaces verts.

Il s’agit en fait de l’abandon de la dernière phase du projet du Val Joli, une décision lourde de conséquences et tout particulièrement pour les finances de la ville.

Un éco-quartier sabordé, des logements indispensables sacrifiés :

L’ensemble du petit éco-quartier du Val Joli était composé de vastes espaces publics, du château, du CLM, de deux parcs et de trois programmes d’habitation de faible densité.
Le projet était cohérent dans son ensemble. L'habitat impactait peu le milieu naturel. Les constructions prévues représentaient moins de 7 000 m2 d’emprise au sol sur les 52 500 m2 soit 13% seulement de l’ensemble du domaine.

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Démarrés en 2013, les programmes Kaufman et Broad et Immobilière3F, ainsi que les nouveaux aménagements des espaces boisés, sont en cours d'achèvement. Allez voir par vous-même !
Par une décision à l'emporte-pièce, en abandonnant le programme Eiffage (90 logements en accession, en accession aidée et locatifs sociaux) et les 6 maisons Kaufman, Grégoire Dublineau saborde le programme du Val Joli qui perd ainsi toute sa cohérence et entraîne la perte de 90 logements si nécessaires pour répondre aux besoins.
Pour essayer de justifier sa décision, le Maire annonce vouloir « protéger un site remarquable » alors que l'emplacement Eiffage se situe sur d'anciens courts de tennis à l’abandon. Pas un seul arbre sur ce site. Rien de remarquable !

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Emplacement Eiffage

Une décision à 4,5 millions d'euros

Alors, que va devenir cet espace ?
A cette question, le Maire n'a pas de réponse précise, mais il annonce tout de même une dépense de 800 000 euros pour un éventuel 3e parc dans un quartier qui en possède déjà beaucoup. Rappelons que le parc actuel du Val Joli ouvert aux Eaubonnais fait 21 000 m2, que la clairière arborée en fait 6 700, et qu'à 200 m, se trouve la plaine des sports du Luat créée en 2002 !
En plus de ces 800 000 euros, la ville va perdre 3,5 millions (25 points d'impôts locaux) sur la vente des terrains. Et il faut encore ajouter une perte de recettes des taxes locales des foyers fiscaux qui ne verront pas le jour à savoir 130 000 euros annuels. (1,5 point d’impôt).

Les conséquences financières de cette décision sont catastrophiques pour la ville, et nous inquiètent fortement sur les budgets à venir et leurs financements.